vendredi 19 septembre 2008

THỦY MẶC

Tranh thủy mặc - Lavis.


Tranh thủy mặc hay tranh thủy mạc, là một loại hình hội họa khởi nguồn từ Trung Quốc. Thủy(水) là nước. Mặc (墨)là mực. Tranh thủy mặc được vẽ bằng mực nước, hay còn gọi là mực tàu trên giấy hoặc lụa. Tranh thủy mặc là loại hình phát triển cùng với nghệ thuật thư pháp Trung Hoa. Các chủ đề chính trong tranh thường là cây cối, hoa, phong cảnh, chim thú, người... và thường kèm theo thơ chữ.



Xu Beihong 徐悲鸿 est un peintre chinois né à Yixing dans le Jiangsu en 1895 et mort en 1953

Xu Beihong étudia la peinture à l'huile et le dessin à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts en France. Ses voyages en Europe de l'ouest lui ont permis d'observer et imiter des techniques occidentales en art.
Son oeuvre intègre des techniques de peinture chinoise et occidentale. Renommé pour ses peintures chinoises et à l'huile, il devint tout aussi célèbre pour ses dessins équestres. Il attachait beaucoup d'importance au réalisme en dessin. Son oeuvre fait l'union des styles moderne et traditionnel. Directeur de l'Institut central d'art chinois, il tint plusieurs expositions en Inde, à Singapour et ailleurs.
Grâce à l'enseignement et à l'appui qu'il apporta à un grand nombre d'artistes, il contribua énormément à l'évolution de l'art chinois.
Après sa mort en 1953, un musée a été établi à Beijing dans le lieu de son ancienne résidance.
(source chine-informations)

Le lavis est une technique de peinture consistant à n'utiliser qu'une seule couleur (à l'aquarelle ou à l'encre de Chine) qui sera diluée pour obtenir différentes intensités de couleur. Le blanc est obtenu par la blancheur du support ou parfois par réhaut de blanc (craie, gouache ou encre de chine blanche par exemple).

Par extension on utilise le mot lavis pour désigner les oeuvres réalisées avec cette technique (par exemple "lavis de Victor Hugo").

Autre extension, lavis est utilisé pour désigner une façon de travailler une couleur très diluée par opposition à un travail plus dense, par exemple une aquarelle est constituée de lavis successifs rehaussés de détails.

D'un point de vue pratique il y a plusieurs méthodes de lavis :

  • diluer la couleur avant de l'utiliser

  • détremper le papier puis poser une couleur qui va se dilluer directement sur le papier

  • poser la couleur sur le papier puis la retravailler avec un pinceau gorgé d'eau

Les effets obtenus peuvent être très différents.

Cette technique provient de Chine (VIe siècle) et a longtemps été utilisée en Corée et au Japon (Xe siècle, nommé sumi-e).

En Extrême-Orient le trait jeté est le signe du souffle de la vie. Il est jeté avec vigueur sur la feuille suivant un flux naturel. Ce flux ne peut revenir en arrière, il laisse définitivement sa trace sur le papier. Une notion de spontanéité est donc omniprésente et correspond tout à fait aux caractéristiques de cette technique. Ce raisonnement est certainement issu de la philosophie taoïste chinoise, imprégnant toutes les techniques et la culture d'Extrême Orient. C'est probablement une des principales raisons pour laquelle cette technique restera implantée et non supplantée aussi longtemps en Extrême Orient.

C'est seulement à la Renaissance que le lavis sera utilisé par les Européens.

Nous adorons de contempler les tableaux "thủy mặc" sous le ciel d'automne. Ces tableaux en noir et blanc comme des films d'antan. Tous sont dans les nuances et la beauté du geste. Nous imaginons que produire ces tableaux le peintre devait répéter ses gestes à des milliers de fois et avoir la maitrise total de ses geste.

Une anecdote de l'époque Tang : Un grand seigneur commande un tableau "thủy mặc" à un peintre célèbre de cent mille taels d'or. Le maître donne un délai d'un an. Le jour de livraison, le seigneur arrive au domicile du peintre. Le maitre lui demanda d'attendre cinq minute. Il étala le rouleau de soie et commença d'un trait de dessiner un chrysantème. En cinq minutes le maître ait fini le tableau. Le seigneur se mettait en colère et demanda au maître "Pourquoi je doit attendre si longtemps pour un oeuvre que vous réalisez en cing petites minutes?". Le maître lui réponda "Ne soyez pas en colère Monseigneur, venez avec moi et je vous montre quelque chose!". Le maître le conduisa vers l'arrière son demeure et lui montra un batiment annexe. Le seigneur voit stocker dans une grande salle une montagne de rouleaux de soie ou chacun est un dessin du maître qui représente un brin de chrysentème. Voilà le sens du "thủy mặc", pour produire un oeuvre on doit maittriser ses gestes et ses nuances d'encre sans correction et de dégradation du noir.

(à suivre).

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